Candidats français à l’immigration au Québec : comprendre le système de santé  

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Candidats français à l’immigration au Québec : comprendre le système de santé

Natifs français, nous sommes bercés par le modèle de la sécurité sociale, financé exclusivement par l’Etat. Ce modèle français envié autrefois par les autres pays est aujourd’hui fragile étant donné les déficits pharaoniques qu’il occasionne. Désormais l’ouverture au privé est la seule option pour sauver le système de santé. En effet, les assurances complémentaires sont offertes par les mutuelles financées par les intéressés ou leurs entreprises.

Le système de santé québécois est organisé sur une base double : le public a un rôle et le privé aussi. Les médicaments relèvent du ministère de la santé du Québec alors que les autres soins relèvent du privé, à hauteur d’un tiers pour le Canada. Recourir à un comparateur assurance met en valeur la nécessité de faire jouer la concurrence entre les prestations des différents courtiers.

Le système de santé se trouve donc entre deux extrêmes : le système français et le système états-unien qui ne propose pas jusqu’à récemment d’assurance maladie universelle.

Prélèvements à la source

Autant au Québec qu’en France, les impôts sur le revenu, la cotisation retraite pour l’assurance emploi ou pour le régime de retraite sont ôtés sur le bulletin de paie. La seule différence porte sur la source du financement de l’assurance maladie :

-      En France, ce sont les cotisations salariales qui permettent de financer la Sécurité Sociale.

-      Au Québec, c’est l’impôt sur le revenu qui finance le système de santé.

Si l’on observe de plus près les différences au niveau des avantages sociaux, l’assurance emploi québécoise est nettement plus intéressante que l’assurance chômage française. En effet, deux personnes au chômage dont l’une avait un salaire double par rapport à l’autre recevront le même montant alors que la première aura payé la moitié des cotisations annuelles et la seconde entièrement.

Nouvelles orientations pour l’assurance santé

Pour le budget 2010, Claude Castonguay, le père de l’assurance maladie au Québec, a rendu un rapport sur l’assurance maladie dont l’issu est assez rude pour les années à venir. Suivant cette lignée, Raymond Bachand a annoncé la hausse des contributions salariales. Le nouveau budget prévoit une contribution de 200$ par année à partir de 2012. Ainsi, chaque contribuable devra la payer, quel que soit leur revenu. Cependant, Claude Castongay a émis une réserve quand à l’absence de modulation sur l’orientation prise par le financement de l’assurance santé au Québec. En effet, il apparaît regrettable que la cotisation ne soit pas évaluée en fonction du revenu au lieu d’être imposé à tous.

En revanche, la création d’une franchise médicale entraine une lever de bouclier de toutes parts, en raison de la crainte de créer un principe selon lequel « plus le malade est malade, plus il paie ». Si le budget est désormais décidé avec la création bien accueillie d’un fonds consacré au développement des pratiques les plus innovantes les débats sur les modalités, la question de la franchise reste en suspens pour le moment.

En France, la réforme de l’assurance sociale traine en longueur alors que c’est l’assurance chômage qui est actuellement au centre de tous les débats.

De manière générale, les deux systèmes se ressemblent beaucoup et tendent vers la même philosophie. Pour les nouveaux immigrants, la RAMQ met en place une pratique de démarches à suivre afin d’inscrire les familles récemment arrivées en bonne et due forme. Elle met également à disposition quantités de ressources sur les questions relatives à la vie au Québec.

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